Femmes de Hassi Messaoud, une mémoire confisquée

« Alors que nous battions le sable, des bruits étranges nous sont parvenus de loin. Au début, nous ne comprenions pas. Puis, les mots sont devenus plus précis. Une foule se rapprochait en scandant : Allahou akbar […] Ils font la guerre à minuit ? » C’est en ces termes que témoignent Rahmouna et Fatiha, dans leur livre intitulé Laissées pour mortes...

 



Le suicide dans une société du malaise…

L’Amicale des Psychiatres de Bejaïa (APsyB) a organisé, le 20 avril dernier, sa 7e rencontre internationale, intitulée : « Psychiatrie, aux confluences de la chronicité, de la comorbidité et du facteur de personnalité ». Cela fut une occasion d’amorcer un débat sur la question des troubles mentaux et leur prise en charge...



Une nuit « sanglante » nommée Bentalha

C’est en septembre 1997 que survient le plus terrible des drames de la décennie noire, le massacre de Bentalha (sud d'Alger). Le peuple algérien y découvre l’indicible et une mort dénuée de tout sens. Les terroristes tuent systématiquement les individus qu’ils ont d'abord mis au ban de l'humanité...



La société algérienne entre déviance et déliquescence

Aujourd’hui, en Algérie, la délinquance plus particulièrement le vol s’intensifie de façon inquiétante. Le citoyen endure la violence et l’humiliation qui sont à l’origine de son malaise. Livré à lui-même, il se sent indéniablement tourmenté d’autant qu’il est isolé dans sa tour d’ivoire à savoir le chômage, la précarité et l’indifférence étatique quasi générale...



Pour un observatoire national du Suicide en Algérie

Pourquoi un observatoire national de prévention du suicide est-il urgent ? Chaque année, en Algérie, de nombreuses personnes mettent fin à leurs jours pour échapper à un vécu problématique et insupportable. Tout récemment encore, une jeune femme s’est jetée avec ses deux bébés du 5ème étage d'un immeuble à Hadjout (Tipaza). Un événement «extrême» ayant enflammé tous les réseaux sociaux. Loin d’être uniques, ces chocs (suicide, homicide, infanticide…) nous renseignent, il est vrai, sur l'état alarmant de notre situation sociale...



Le malade mental a-t-il une place dans la société algérienne ?

Le mois dernier, un colloque international s’intitulant « la santé mentale dans tous ses états» fut organisé par le Laboratoire Interdisciplinaire Santé et Population rattaché à  l’Université de Béjaïa. La thématique fut l’objet d'un débat constructif. Chacun des conférenciers a tenté d’apporter une réponse - qu'elle soit philosophique, psychosociologique ou économique - au phénomène de la maladie mentale en Algérie.


Je rappelle à ce titre que l’Etat a laissé ce problème tomber dans le gouffre du déni et de l’indifférence. « Le fou » étant souvent considéré comme exclu de la société. C’est dans ce contexte que j’ai évoqué lors de mon intervention sa « double souffrance », une indicible souffrance que l’on ne saurait désormais plus cacher...


Pour une politique de santé mentale en Algérie

« Dis-moi donc quelle conception tu as du malade psychiatrique, je te dirai à quel modèle de société et à quelle civilisation tu aspires dans ton inconscient », aurait écrit feu Pr. Boucebci. Ce sont ces propos réalistes qui ont résonné dans ma conscience et amené à écrire ce papier à l'occasion de la journée mondiale de la santé mentale...



Les algériens et le suicide. De la violence sociale à la violence contre soi

En Algérie, la crise politique sur fond économique a déteint sur toutes les sphères de la société.La population en souffre énormément et laisse s’ancrer à son corps défendant  une impression de lassitude symptomatique en son enti-


té substantielle. Le suicide, cette violence exercée contre soi est directement ou indirectement reliée à des facteurs personnels, sociaux et environnementaux fort divers...