Article de revue

 

De la stigmatisation à l’exclusion de la personne désignée comme malade mentale en Algérie

 

 

Résumé

 

Au regard des normes sociales, l’expérience de la folie est stigmatisante. Le malade mental

 

est perçu comme un être dangereux, voire violent. Un cliché réducteur qui lui confère une fausse identité et le rend plus vulnérable à l’exclusion sociale. Outre sa pathologie, le malade mental subit une maltraitance sociale. Il en résulte parfois un fort sentiment de honte et d’auto-stigmatisation de soi. En Algérie, le malade mental se trouve confiné dans des lieux asilaires et isolés et son quotidien est marqué par des inégalités importantes. Du point de vue sociologique, la folie est utilisée par la communauté comme ressource culturelle afin de consolider les normes existantes. Les états pathologiques avérés sont souvent interprétés comme des phénomènes qui s’opposent à la normalité. En effet, on assigne au malade le statut de « fou » qui symbolise aux yeux de la société un danger potentiel et/ou réel. Une telle représentation détermine les stratégies de contrôle social (la stigmatisation, l’exclusion, etc.) qui contribuent au maintien de l’ordre habituel.

 

 

Sider Chérifa, Kacha Farid, Benradia Iman et al., « De la stigmatisation à l’exclusion de la personne désignée comme malade mentale en Algérie », Perspectives Psy, 2015/2 (Vol. 54), p. 142-147. DOI : 10.1051/ppsy/2015542142.

URL : https://www.cairn.info/revue-perspectives-psy-2015-2-page-142.htm